Les mots sont comme des incisives qui laissent des traces a jamais tout comme les polémiques.
Ce blog met en évidence ce que la polémique est à la politique, un combat de coqs.

18 nov. 2010

Le sensationnel c’est cela le journalisme d’aujourd’hui

La Belgique sous eau
Oui, il a plu et beaucoup de trop, oui il y a eu des débordements spectaculaires de petits ou plus importants cours d’eau. Seulement toute la Belgique ne s’est pas retrouvée noyée !!
Comme beaucoup d’entre vous, j’ai une pensée pour les personnes qui ont eu les pieds dans l’eau, et qui ont perdu beaucoup si ce n’est tout.
C’est catastrophique et triste.
Évidemment, mais cela n’empêche que mettre en titre dans les medias : La Belgique est sous eau, est de la désinformation journalistique et ne reflète, ni la cause, ni les réelles conséquences, uniquement un fait d’audience. De plus, c’est un acte réalisé sur des personnes fragilisées, qui des heures durant, nuit et jour, ont écopé, ont dû déménager leur mobilier , pour finalement fuir devant l’impensable.
Cela a le mérite d’avoir fait augmenter le chiffre d’affaire des opérateurs de téléphonie..
Les proches qui sont à l’étranger ou tout simplement la famille et amis qui habitent la Belgique mais qui n’étaient pas dans les régions sinistrées, se sont précipités sur leur téléphone. Prendre des nouvelles de ses proches devient primordial quand la panique est installée. Voilà comment on installe un climat d’ inquiétude, en laissant croire que la Belgique était sous eau, si ce n’est une partie de la population qui est noyée. Pas très cool pour le palpitant.
La RTBF a fait une édition spéciale d’une ½ heure, qui s’est répété à l’identique dans le journal qui suit. Dans cette édition, on a vu des journalistes sur pied de guerre, transis de froid, et semblant en avoir ras la casquette d’attendre en vain une hypothétique nouvelle catastrophe, navrant. Au même moment les journalistes de Flandres relataient la catastrophe plus humblement, région par région, avec les détails des montées des eaux. Sur un ton non évènementielle, ils ont pris la peine de voir plus loin que la corde sensible, les faits et rien que les faits.
Une édition spéciale n’est pas une mauvaise chose.
Une mise en place avec un journalisme d’investigation : mettre la réalité, les conséquences et le pourquoi de cette montée des eaux en avant. Nada, cela ne fait pas assez sensationnel.
Pourtant, il y a des réalités : dont celle de l’abattage des saules qui bordaient les terres cultivées, et qui jouaient le rôle de « barrage naturel ». Bien entendu, il faut se rendre à l’évidence que les intempéries que notre ère connait, ne sont pas comparables à notre passé. Ce ne sont donc plus ces malheureux saules qui feront une grande différence, mais une aide dans tous les cas en ce qui concerne les coulées de boues. La faute principal en incombe grandement au manque de budget alloué au nettoyage et a la sécurité des cours d’eau et des constructions de bassins d’orage.
Les caisses de l’état sont vides alors on fait les comptes.
Notre gouvernement va vers la facilité, le court terme. Il lui parait plus facile de rémunérer les accidentés des grandes crues, que de mettre des millions € à disposition de la sécurité des habitants. Ceux qui vivent donc à proximité de cours d’eau ou dans un quartier en « cuvette » en payent les conséquences.
Serait-il tellement effrayant de commencer à réfléchir à long terme, le réchauffement planétaire n’est pas une utopie, il y aura a l’avenir de plus en plus d’intempéries.
Qu’ un petit instant, nos élus pensent, ou se placent dans la même situation que les personnes qui doivent écoper l’eau jour et nuit, remplacer mobiliers, voitures. Voir pour certains disparaitre une vie de labeur, alors qu’ils n’ont pas encore été indemnisés de la crue précédente.
Vivre au jour le jour, est cela qui attend notre pays ?





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2 commentaires:

  1. OUi... Et tant que la presse continuera à faire un métier de copier-coller, un métier de matuvu, un métier qui à oublié ses racines puisées dans l'enquête avant le sensationnel... Tant que nous accepterons de payer pour une carafe d'eau dans nos bistrots, tant que nous accepterons que nos enfants boivent de la bière parce qu'elle est moins chère que le soda... Bref... Tout est à revoir.. Mais pas qu'en Belgique...

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  2. Un métier qui a oublié ses racines,au détriment du sensationnel, je suis d'accord avec vous. Seulement je refuse de mettre tous le monde dans le même panier, sinon que resterait-il de propre, a nos valeurs,a nos connaissances? Et puis ils nous restent, le droit de zapper ce genre d'information, mais qui le fera ?????

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Croire être le meilleur, fait uniquement monter le propre de l'homme: l'égocentrisme.